Un tourisme maîtrisable.

Vendredi et samedi il faisait beau. Très beau. Le centre-ville comptait déjà plus de touristes que de Bruxellois. Les commerces ses sont adapté à cette évolution et on ne compte plus les boutiques qui leur sont destinées. Frites, chocolats, gaufres et boutiques de souvenirs bas de gamme s’ajoutent aux snacks, aux nightshops, aux hôtels et aux cafés avec terrasses. Même si cela génère de l’emploi, cela se fait surtout au détriment de la qualité de vie des résidents.

A Barcelone, à Venise et à Amsterdam c’est bien pire. Le surtourisme y a fait tellement de dégâts, que les municipalités ont pris des mesures drastiques. À Bruxelles, avant que la situation soit hors de contrôle, Ville et Région pourraient s’inspirer de l’exemple d’Amsterdam. Vous trouverez ICI les mesures mises en place courageusement pour rendre la ville à ses habitants. Non, le surtourisme n’est pas une fatalité.

Amsterdam interdit l’ouverture de  toute nouvelle boutique de souvenirs et de nightshops en centre-ville, pour favoriser le retour des commerces de proximité (boulangeries, librairies, épiceries) qui répondent aux besoins des habitants exaspérés. La ville lutte  aussi contre la mutation des logements en locations touristiques (Airbnb) pour maintenir les résidents et éviter un tsunami touristique bien décrit par la RTBF.

Diviser des unifamiliales ?

Bruxelles compte un très grand nombre de maisons de maître. Généralement des maisons  unifamiliales de trois étages, partiellement inoccupées après le départ des enfants. Il devrait souvent être possible de les diviser en plusieurs appartements. L’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines s’est intéressé à cette problématique.

Lorsque les propriétaires souhaitent procéder à de telles transformations, ils et elles se heurtent souvent à des obstacles au niveau urbanistique. Les plans des demandes de permis sont régulièrement refusés dans plusieurs communes. Une harmonisation des règles ne devrait-elle pas soutenir de tels projets ? Voire même les encourager par des primes ?

Bruxelles manque de logements et de terrains aptes à être construits. La division du bâti résidentiel ne pourrait-elle pas être un levier pour produire du logement abordable ? Certains prônent l’optimisation des dépenses et aides publiques pour mobiliser les investissements privés dans ce type de rénovation de logement souvent à faible performance énergétique. Pour en savoir plus, vous pouvez accéder ICI à un Webinaire Logement.

La poésie n’est pas ringarde.

Si elle nous a livré des trésors inestimables, la poésie n’appartient pas seulement au passé. Elle est bien vivante à Bruxelles et permet à chacun d’exprimer des émotions, des sentiments, des colères, que la parole trop souvent réprime. Dimanche dernier, à la Maison du Livre, des personnes de diverses origines, de tous milieux et d’âges variés, se sont lancées dans des batailles de compliments et puis dans plusieurs autres slams.

Des slams ? Une forme de poésie orale. Un texte poétique écrit pour être dit à voix haute. Trois minutes. Un style libre, avec ou sans rimes ou structures fixes. Une forte dimension rythmique. Une expression personnelle qui révèle des émotions, des opinions, du vécu non discriminant.

A Bruxelles, le Collectif Slameke est depuis 10 an, une référence incontournable pour promouvoir la poésie écrite et son expression orale. Pionnier en matière de scènes slam, de spectacles, de projets dans les écoles, d’ateliers d’écriture…  Dimanche dernier, tout un chacun a déclamé son texte devant un public enthousiaste lors du brunch poétique de son 10è anniversaire. Le slam « Bruxelles » de Nadjad est à voir ICI.

 

Se connaître entre Régions.

C’est avec plaisir que nous vous annoncions la naissance du Standaard en français. Une manière efficace de découvrir ce qui se passe de l’autre côté de la frontière linguistique et de connaître le regard de la Flandre sur le monde. Une initiative bienvenue, qui complète celle de DaarDaar, qui depuis longtemps traduit en français « le meilleur de la presse flamande ».

C’est donc avec dépit que nous apprenons que la VRT va cesser sa parution en français, en anglais et en allemand. C’est pour des raisons de réduction de budgets, que nous ne découvrirons plus le point de vue de la VRT face à celui de la RTBF. Nous n’allons pas faire de reproches à la VRT, alors que jamais la RTBF n’a traduit du contenu en néerlandais. De Standaard s’y est mis, bien qu’aucun journal francophone ne suive le mouvement.

Dans un pays riche de deux cultures et de deux langues, il est regrettable de rester peu informés sur ce que pensent nos voisins immédiats, que nous rencontrons cependant à la mer et dans les Ardennes. Reste à nos écoles à enfin livrer une nouvelle génération au moins bilingue, si pas trilingue. L’avenir du pays est sans doute à ce prix ?

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Le pouvoir des enfants.

Les enfants sont ceux qui ont le moins de prise sur l’avenir de la planète, mais ils seront aussi parmi les plus touchés par ses transformations. Ils peuvent ainsi ressentir le poids psychologique de ce que l’on appelle le « fossé de la futilité » : le sentiment que les actions individuelles n’ont guère de sens face à l’inaction plus large de la société face à la crise climatique.

Plutôt que de se focaliser sur ce qui ne va pas, l’éducation au climat peut aider les enfants à se demander ce qu’ils peuvent faire. En cultivant leur « agentivité », c’est-à-dire leur capacité à être maîtres de leur existence, et leur esprit critique, elle peut faire émerger une génération prête à agir pour un avenir plus durable.

Il est essentiel de favoriser une agentivité psychologique saine, c’est-à-dire la conviction que nous avons prise sur notre propre vie. Les enfants doivent être accompagnés afin qu’ils ne perdent pas espoir. Cet article en français de The Conversation explique comment les adultes peuvent les y aider. L’objectif est de transformer les sentiments d’impuissance en sentiment d’efficacité personnelle – la conviction que les enfants peuvent agir.