Non à la malbouffe.

Bien qu’il y en ait déjà plus de mille, 250  nouvelles franchises de grandes enseignes de fast-food veulent s’installer en Belgique d’ici 5 ans. Que la restauration soit rapide (fast) n’est pas le problème. Exki le démontre. Le problème est qu’elle produit majoritairement de la malbouffe (junk-food), de la nourriture ultra transformée, trop grasse, trop sucrée, trop salée. Cela a des conséquences sur la santé et la masse corporelle des habitués et plus particulièrement des jeunes.

La bonne nouvelle de ce lundi, c’est que des initiatives commencent à être prises pour en limiter l’impact. Un article très complet annonce qu’Auderghem et Anderlecht vont imposer de nouvelles taxes aux chaînes de fast-food pour lutter contre la malbouffe: 10.000 € à l’ouverture plus une taxe annuelle de 12.000 €, doublée si près d’une école. Taxation que le secteur conteste évidemment déjà au Conseil d’Etat.

Les chaînes prétendent s’autoréguler en limitant (un peu) la publicité, notamment près des écoles. C’est cependant du gouvernement qu’on attend des mesures contraignantes et contrôlées. On pourrait aussi rendre plus attractifs les produits ayant un Nutriscore A et B ou mettre en place un système de « récompenses » avec les chèques repas si l’on achète des aliments sains. Agir dans les écoles. Un mouvement semble se dessiner et la santé publique à tout à y gagner.

2033: tous les logements isolés ?

À Bruxelles, l’année 2033 sera une date-clé importante pour l’isolation et l’efficacité énergétique des bâtiments. Fini des passoires énergétiques. Cela devrait être au profit des émissions de CO₂ qui réchauffent la planète, mais aussi au profit du portefeuille des Bruxellois, qui consommeront moins d’énergie. Une date importante également pour les copropriétés, dont les processus de décision sont plus longs.

Cela peut sembler encore lointain, mais ceux qui attendront 2032 pour songer à isoler, auront de la peine à trouver un entrepreneur et les prix risquent de s’envoler. Les primes Rénolution c’est fini. Il faudra encore attendre la publication des ordonnances régionales, pour savoir comment obtenir les prêts à taux zéro qui les remplaceront. Un résumé pratique ICI.

En 2033, le certificat PEB de votre logement devra être au minimum de classe énergétique E. Les classes F et G seront progressivement interdits à l’usage ou soumis à des sanctions. La RTBF y consacre une petite vidéo de 5 minutes. Tout cela suppose aussi un alignement des critères entre Régions, une formation unifiée des certificateurs PEB et une assistance pour les personnes précarisées.

>>> la deuxième partie de l’émission sur l’Agisme de la RTBF se trouve ICI, à la 40ème minute

Nos chers tunnels.

The Brussels Times se livre à une analyse détaillée de la longue histoire de nos tunnels, qui a démarré en vue d’un accès rapide à l’Expo 58. En surface, la Région ralentit la circulation, ajoute des pistes cyclables et récupère de l’espace pour les piétons. Sous terre, un réseau délabré de tunnels routiers datant des années 50, permet le passage de 250.000 voitures par jour à travers la capitale. Faut-il les réparer ou certains devraient-ils disparaître complètement ?

Autrefois, ils représentaient l’avenir. Aujourd’hui, on constate que l’obsession pour la voiture et la négligence des transports publics a eu un coût énorme pour la vie urbaine. Aucune capitale européenne ne dispose d’une infrastructure de tunnels aussi étendue. Les 30 tunnels routiers de Bruxelles sont en ruine. La Région peine à financer l’entretien de ce réseau complexe de 12 km d’autoroutes souterraines construites pendant l’âge d’or de l’automobile.

Dès 2016, Pascal Smet (Vooruit) souhaitait leur fermeture. Le PRDD devait confirmer cette vision du futur. Toute la presse s’en empare et les patrons aussi. La suppression du viaduc Reyers n’a pas conduit au chaos pronostiqué. Un signal positif pour d’autres fermetures ? La Région a espéré qu’une réduction de l’usage de la voiture individuelle allait lui éviter la couteuse rénovation de ses tunnels, mais il n’en fut rien. Cette infrastructure profite toujours en grande partie aux navetteurs qui viennent travailler à Bruxelles, mais qui ne participent pas à son financement.

Les seniors infantilisés.

Beaucoup de personnes âgées sont aujourd’hui maltraitées, Infantilisées, invisibilisées. Cette discrimination porte un nom: l’âgisme. A Bruxelles, comme ailleurs, les seniors sont de plus en plus victimes de cette forme d’exclusion. L’âgisme touche même plus de gens que le racisme ou le sexisme. C’est le numérique qui exclut le plus les personnes âgées.

Cela peut avoir des conséquences graves sur leur vie quotidienne: difficultés d’accès à des services essentiels, aux administrations, aux soins, voire exclusion bancaire ou mise sous tutelle par la justice. Près de 163.000 Bruxellois ont plus de 65 ans. Pour beaucoup, le quotidien est devenu un véritable parcours d’obstacles. La RTBF vient de publier une enquête à propos de l’Âgisme, pour tenter de comprendre comment le tout numérique met nos aînés sur la touche.

Le Gang des Vieux en Colère a introduit un recours à la Cour constitutionnelle, qui a abouti à la reconnaissance du droit pour les citoyens de ne pas devoir recourir obligatoirement au numérique. Avec pas moins de 320 associations, il a aussi publié une lettre ouverte demandant que la loi garantisse l’accès non numérique à chaque administration, via des guichets physiques, un service téléphonique et par voie postale.

Les communes au pouvoir ?

Luckas Vander Taelen est bien connu de nos lecteurs et parfois contesté. Il s’est lancé dans une analyse décalée de la composition du nouveau gouvernement régional et de ses priorités. Comme principal responsable de ces 600 jours de perte de temps, il pointe Ahmed Laaouej (PS), finalement seul gagnant. Il a réalisé ses ambitions et obtenu à peu près tout ce qui était important pour son parti, comme vous le verrez ICI. Y compris la présidence de la Cocof.

En opposant son veto à la N-VA contre la majorité composée du côté flamand, il s’est révélé être un sapeur systématique des lois bruxelloises. Le coût de son opposition est facile à calculer. Chaque mois sans gouvernement, la dette de la Région de Bruxelles-Capitale a augmenté de 100 millions d’euros. Sur une année, cela représente donc 1,2 milliard d’euros supplémentaires à ajouter aux 15 milliards de dettes bruxelloises.

Dans son article, Luckas a donc fait le bilan de tout ce que le PS a remporté, sans compter le poste de ministre, qu’Ahmed Laaouej s’est attribué. Il relève aussi que la Conférence des bourgmestres semble désormais disposer d’une place permanente au sein du gouvernement régional: trois des cinq membres francophones du gouvernement sont ou ont été bourgmestres. Ahmed Laaouej veillera à ce que toute tentative de réforme soit étouffée dans l’œuf… Le pouvoir aux communes ?

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